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La Coupe du Monde de Rugby 2007

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Douze ans après son sacre à la maison, l’Afrique du Sud a remporté pour la seconde fois de son histoire la Coupe du Monde de rugby aux dépens de valeureux anglais au terme d’une finale cadenassée avec beaucoup (trop ?) de jeu au pied (15-6). Comme en 1995, cette finale n’a donné lieu à aucun essai. Les Boks rejoignent ainsi l’Australie avec deux victoires dans la Mecque des épreuves de l’ovalie. emoticone

Après un marathon de six semaines,

la Coupe du monde s’achèvait ce samedi, au Stade de France, sur une finale où la présence de l’Angleterre, tenante du titre, relèvait du plus improbable des dénouements. A la dérive depuis plusieurs mois, le Quinze de la Rose a sorti l egrand jeu afce aux Wallabies puis face aux Français. En mesure de réussir un doublé inédit, la bande de Jonny Wilkinson, revenue de nulle part, représentait une menace certaine pour une équipe d’Afrique du Sud en pleine confiance. Un gros mois après l’humiliation (36-0) infligée aux Anglais par les Boks en phase de poule, cette finale laissait présager d’un scénario autrement plus serré.

Et ce fut le cas avec dès le début de la rencontre un gros match entre les deux packs. Les gros étaient en effet largement sollicités et on était bien loin de la petite finale riche en exploits des trois-quarts. Et comme les deux formations n’étaient pas décidées à craquer, il fallait attendre quelques fautes sur les

regroupements pour voir le tableau d’affichage bouger. Percy Montgomery était le premier à expédier le ballon entre les perches, suite à une faute au sol de Tait (0-3, 7e), avant que la réplique anglaise ne sonne par Wilkinson, profitant d’un ballon gardé au sol par Habana (3-3, 12e). Montgomery répond du tac au tac sur une faute peu évidente de Lewis Moody sur Butch James (3-6, 16e). Plein d’illusions, on avait imaginé ce choc pouvoir s’emballer d’entrée, mais «Jonny gâchette» rappelle les priorités de cette Coupe du monde sur une première tentative de drop, ratée (17e). A laquelle répond la pénalité longue distance mais également non cadrée de François Steyn (22e). Le soufflé est vite retombé et la politique du jeu au pied et des chandelles à répétition prend le pouvoir. Montgomery, avant la pause, scorait à nouveau, après une énorme séquence des Sudafs à quelques mètres de la ligne adverse (3-9, 40e).

A peine deux minutes de jeu apès le repos, et Cueto, en aplatissant en bout de ligne, pensait redonner l’espoir à la patrie. Cependant, M.Rolland, aidé par la vidéo, ne validait pas l’essai, l’ailier anglais semblant avoir le pied en touche. Petite consolation cependant, puisque Wilkinson, sur pénalité, ramenait les siens à trois points (6-9, 43e). Le combat se poursuivait de plus belle, l’écart sur le plan du jeu, étant de plus en serré, malgré une nouvelle réussite de Montgomery, permettant à l’Afrique du Sud de reprendre un peu d’air (50e et 12-6). Au niveau de toutes lignes, on ne se faisait vraiment aucun cadeau, avec un engagement physique féroce, toutes les balles, en touche, dans les mêlées, sur les rucks, étant âprement disputées. Les affaires des tenants du titre se détériorent même un peu plus quand sur une relance anodine, un écran illicite permet à Steyn de trouver la cible à près de cinquante mètres des barres (6-15, 62e). La possession de balle a beau être anglaise dans cette seconde période, l’incroyable abattage de la défense sud-africaine a raison des timides initiatives des hommes d’Ashton qui s’en remettent à leur stratège et buteur. Les hommes de Jake White ont à partir de ce moment trouvé un deuxième souffle, défendant à nouveau comme des lions et ne cédant plus de terrain grâce à de judicieux coups de pied tactiques. Wilkinson a , lui, échoué dans sa tentative de drop du droit (71e). Ses coéquipiers se sont alors enferrés dans la nasse adverse. Les Sud-Africains n’ont plus eu qu’à assurer leurs derniers enchaînements, ce qu’ils ont fait avec une parfaite maîtrise. Ils ont ensuite explosé de bonheur dès le coup de sifflet final de Monsieur Rolland. Os Du Randt rentre dans la légende en remportant à titre personne son deuxième trophée planètaire. Avec 105 points inscrits (dont 12 lors de la finale face à l’Angleterre), Percy Montgomery est devenu le meilleur réalisateur de la Coupe du monde 2007. Son coéquipier sud-africain, Bryan Habana, a marqué huit essais, ce qui en fait le rugbyman le plus prolifique de la compétition française dans cet exercice. Le tout nouveau champion du monde égale ainsi le record détenu dans un Mondial, celui de Jonah Lomu, performance réalisée en 1999. La Coupe du Monde reprend son envol pour 4 ans vers l’Hémisphère Sud, mais une chose est sûre : le rugby sort grande gagnant de cette compétition. Rendez-vous dans 4 ans en Nouvelle-Zélande au long pays du nuage blanc !!


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